S’engager pour améliorer la qualité de vie

S’engager pour améliorer la qualité de vie

Texte publié dans le journal local Les Actualités Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, édition du 21 octobre 2009, page 5.

Version pdf

Élections Montréal 2009
S’engager pour améliorer la qualité de vie

Dans la famille de Carole Dupuis, on parle politique du matin au soir. Cette ancienne conseillère en services financiers convoite le poste de mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce pour Projet Montréal. Son conjoint, Jacques Boucher, est l’agent officiel du parti. Sa fille, Marie-Pascale Deegan, se présente dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

«J’étais dans une routine travail-famille et j’ai senti que c’était le moment d’avoir plus de fun. Je me suis naturellement intéressée à la politique municipale, car je suis préoccupée par la qualité de vie et les questions environnementales», explique cette enfant de la Révolution tranquille. Ses valeurs concordent avec celle de Projet Montréal. À peine le programme découvert en mai 2009, la voilà élue secrétaire générale au congrès printanier. Et aujourd’hui, les macarons et les dépliants aux couleurs du parti couvrent le buffet de l’entrée de son élégante résidence de Côte-des-Neiges.

Elle réside dans le quartier depuis 36 ans, bien qu’elle s’y soit absentée pendant quelques années. «Rien n’a changé, sauf l’augmentation du nombre de voitures», constate-t-elle. Elle critique l’administration Applebaum: «Avouons qu’il ne fait rien. Les vieux partis ont eu toutes les occasions de montrer qu’ils pouvaient agir différemment. Sans succès.»

Selon Carole Dupuis, «la ville étouffe à cause de la voiture. Ce n’est pas une obsession, mais le transport en commun et la problématique démographique sont au coeur de notre programme. Ça ne doit pas être une punition de prendre le bus.» Cent mille Montréalais ont quitté l’île depuis près de 40 ans, au profit des banlieues.

Gage d’une meilleure qualité de vie, les quartiers verts seront créés autour des stations de transport collectif et la densité de population y sera augmentée. Les citoyens pourront avoir accès, à pied, aux services de proximité.

Ces sujets qui fâchent
Les résidants parlent souvent de l’état piteux des routes lors des séances du conseil d’arrondissement. Quand on lui demande ce qu’elle compte faire, Carole Dupuis semble prise au dépourvu. «C’est une question délicate», répond-elle après quelques secondes de silence. «Je ne vois pas d’explication. Pourquoi l’asphalte tient-il moins bien à Montréal que dans d’autres villes au climat aussi rigoureux?»

Mais pour le déneigement, autre irritant pour la population, la solution est toute trouvée, sans augmentation des coûts. «Je garantis que la neige sera enlevée 24 heures après le début des opérations. La méthode est simple: de 9 h à 21 h, les citoyens seront informés et les autos ne pourront se garer sur un des côtés de la rue pendant qu’on déneige. La tranche horaire suivante, on s’occupe de l’autre côté.»

Si elle est élue, Carole Dupuis commencer par créer un site Internet pour informer les résidants. «Il faut mettre fin à l’isolement des citoyens et à la culture du secret concernant l’attribution des contrats.» Selon elle, les assemblées mensuelles ne suffisent pas. «On court en ce moment après l’information, d’autant plus que le nombre d’interventions des résidants au conseil est limité.»

D’ici là, Carole Dupuis poursuit sa campagne, de porte en porte, en rêvant de revoir les melons de Montréal pousser au-dessus d’une autoroute Décarie partiellement recouverte, aux abords du chemin Queen-Mary.