25 ans de culture à NDG

25 ans de culture à NDG

Texte publié dans le journal local Les Actualités Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, édition du 7 octobre 2009, page 18.

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25 ans de culture à NDG

Samedi 26 septembre, les résidants de Notre-Dame-de-Grâce ont soufflé les 25 bougies de la maison de la culture et de la bibliothèque du quartier. Une journée remplie d’activités culturelles organisées par des employés au service de leurs citoyens.

La bâtisse aux briques rouges, située au coin du chemin de la Côte-Saint-Antoine et de la rue Botrel, s’est vue décorée de ballons pour son quart de siècle. Aux trois étages, les visiteurs ont eu le plaisir d’entendre durant tout un après-midi un concert de violoncellistes avec Duo Acro, le conteur pour enfants Éric Michaud ainsi qu’un spectacle jeune public, Le château des découvertes.

Le maire de l’arrondissement a eu l’honneur de couper les parts du gâteau d’anniversaire. La pâtisserie, qu’il a qualifiée de «véritable oeuvre d’art», avait la forme d’un livre aux pages ouvertes, imprimées d’une partition de «Joyeux anniversaire» et d’une photo de l’édifice.

«Les résidants se sont approprié cette bibliothèque», a dit Michael Applebaum. «Depuis 2007, nous avons investi financièrement pour rénover et agrandir les locaux. Nous avons aussi augmenté les heures d’ouverture. De plus, les collections répondent aux besoins des résidants, qui se sentent ici comme chez eux.»

Le maire a chaleureusement remercié les employés, responsables du succès de l’achalandage. «Ils vous donnent un service remarquable. Ils ont l’expertise et savent ce que vous cherchez.»

Bibliothécaires au service des résidants

Jacqueline Ascah, résidante de NDG, confirme. «Les bibliothécaires sont tellement serviables et sympathiques», dit cette habituée. «Parfois, on se joue des tours. Je leur ai posé une énigme: est-ce vrai qu’un oeuf cuit moins vite en haute altitude? On a cherché ensemble la réponse dans un livre.»

La bibliothécaire Antonia Ricci est une vétérante. Présente lors de l’ouverture, en octobre 1984, elle se souvient: «Je travaillais dans une autre bibliothèque et j’ai été transférée ici, car je voulais voir comment ça se passait. C’était beaucoup d’organisation et d’énergie. Tout le monde était très stressé, car on voulait que ce soit parfait.»

Quand on raconte à Antonia Ricci à quel point les résidants apprécient la sympathie des employés, elle répond, le regard fier, que «le quartier de NDG est merveilleux et que les gens ont le sens de la communauté». Elle aime l’ambiance agréable, car les usagers ne crient pas après elle. «C’est comme un petit village où tout le monde se connaît. On les appelle par leur prénom et on voit leurs enfants grandir.»

Certains anciens résidants continuent à venir à la bibliothèque. Pierre Renaud a habité 10 ans près de Décarie. Il fréquente le lieu avec Sabrina, 5 ans et demi, à la recherche de dessins animés et de livres pour enfants. «On passe l’après-midi ici», dit le retraité. «C’est un baume de pouvoir s’isoler dans un endroit tranquille et calme.»

Le 25e anniversaire de l’édifice coïncidait avec la 13e édition des Journées de la culture, l’occasion de souligner le rôle de la maison de la culture. Chaque année, une quinzaine d’expositions et environ 70 représentations sont présentées, dans l’un des trois studios ou dans la salle de spectacles de 85 personnes.

Les usagers apprécient la superficie modeste des lieux. Selon Jacqueline Ascah, «c’est à grandeur humaine, ce n’est donc pas trop long de faire le tour. Quand j’emprunte des livres, je prends aussi du temps pour aller voir les expositions. Ça me fait découvrir de nouvelles formes d’arts.»

Gageons que la maison de la culture et la bibliothèque de NDG continueront d’offrir un accès gratuit à la culture aux résidants du quartier pour encore au moins 25 ans!

Mécanismes d’intérieurs

L’artiste Manon Labrecque présente «mécanismes d’intérieurs» dans le studio au sous-sol de la maison de la culture de NDG. Après des études en danse contemporaine, elle s’est ensuite intéressée aux arts visuels. «Je pars d’un mouvement mécanique et je cherche les émotions derrière les positions instables», explique-t-elle.

Sa première installation, «mécaniques affectives», représente une salle avec un écran sur chaque mur. L’artiste s’est filmée à l’aide d’un dispositif de caméra motorisé. Elle a enregistré les images ainsi que le son du mécanisme et elle plonge le spectateur dans un univers particulier.

«S’arranger l’portrait» propose cinq cadres, déposés sur l’habillage d’une cheminée. On y retrouve des vidéos. «Il y a souvent des photos bien propres au-dessus de l’âtre. J’ai donc voulu inverser en me filmant en position instable.»

Enfin, avec «les solitudes», on retrouve Manon Labrecque dans des vidéos en train de sauter. L’artiste a ôté les séquences où elle touche le sol. «Je voulais savoir ce qui se passait comme effet dans le temps», dit-elle. Les cadres sont posés sur une marche et le mur adjacent.