Les bibliothèques, temples du savoir disponible

Les bibliothèques, temples du savoir disponible

Texte publié dans le bulletin du Réseau québécois pour la simplicité volontaire, Simpli-Cité, vol. 8, no 4, hiver 2008, page 13.

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Les bibliothèques, temples du savoir disponible

Les investissements financiers de la Ville de Montréal, cette année, l’ouverture de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) en 2005 et son achalandage inattendu, ainsi que la consécration de Montréal comme capitale du livre font espérer un avenir radieux pour le livre.

Ma bibliothèque de quartier est désormais ouverte le lundi, la majorité des livres que je recherche se trouve à la BNQ et, si tel n’est pas le cas, les commandes passées sont généralement approuvées.

Les bibliothèques, havres de silence et lieux d’apprentissage dont les étagères sont remplies de connaissance, représentent un bien commun précieux qu’il est bon de préserver et d’alimenter comme il se doit.

Véritable temple du savoir disponible, on n’y éprouve pas la frustration qui nous guette lors de magasinage intensif. Dans une bibliothèque, chacun est considéré comme un usager et non un client. Nos besoins (de savoir, de connaître, de réfléchir) sont comblés et l’objectif visé n’est pas la commission du vendeur ni le profit financier réalisé en fin de journée.

Le savoir est à portée de main et d’oeil! On acquiert sans posséder. D’ailleurs, en poussant la réflexion, quel intérêt y a-t-il à posséder individuellement un livre? Les ouvrages ne sont-ils pas publiés pour être lus et circuler auprès de tous? L’acte de redonner vie à un livre qui prend la poussière en le donnant (à des amis, des organismes et pourquoi pas aux bibliothèques justement!) ou en le «libérant» sur le coin d’une table, sur un banc public. Quant à la survie des éditeurs et des libraires, et si l’on misait sur la qualité plutôt que la quantité? Et si l’on mettait de l’avant les librairies indépendantes plutôt que les centres commerciaux du livre qui encombrent leurs devantures des derniers best-sellers?

Pour que l’amour de la lecture se transmette, l’école (par l’alphabétisation, le goût de lire, etc.), les parents (en apprenant tôt à leurs enfants à aimer lire) et l’État (en investissant dans ce bien public qu’est le réseau des bibliothèques) devraient ensemble ouvrir le livre du partage…