La première fois qu’on n’oublie pas

La première fois qu’on n’oublie pas

Texte publié dans le journal de la Simulation du Parlement européen Canada – Québec – Europe (SPECQUE), PerSPECQUEtives, volume 11, 29 août 2008, page 5

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La première fois qu’on n’oublie pas

Dimanche, ils sont arrivés avec des attentes plein les bagages. Après une semaine de simulation, les nouveaux Specquois cuvée 2008 parlent de leur première fois.

«Passionnant, rigoureux, excellent, de haut niveau», a débité comme à son habitude l’eurodéputé Moussa Mohsenzadeh. «Et ça pousse à nous dépasser.» À n’en pas douter, d’après cet étudiant de l’Université de Sherbrooke, les eurodéputés en apprennent beaucoup sur le système politique européen.

Pour Jenny Demers de l’Université de Montréal, les commissions parlementaires représentent le socle de la Specque. «C’est du travail de terrain en face à face», confirme-t-elle. Un lieu idéal pour que les nouveaux prennent la parole, comme Daniel Gatto, anglophone étudiant à Toronto. «Le sujet à l’étude était plus spécifique et c’était un réel débat de fond, où les barrières politiques étaient moins présentes», rappelle-t-il.

Le débat sur le principe de non-partisannerie à la Specque, c’est comme Dieu et la famille au sein de la Démocratie chrétienne: un sujet récurrent. Mais les nouveaux semblaient être en accord avec ce concept. Sauf, entre autres, l’Allemande Julia Angelov, qui pense que la partisannerie lui aurait permis de plus facilement adhérer à une ligne de parti.

En ce qui concerne les séances en plénière, Daniel Gatto a trouvé les négociations au Parlement européen très théâtrales, où rien n’avançait. Et, même s’il a fait des études en littérature, il n’a pas été touché par le jeu d’acteur qui s’y joue, lui qui s’intéresse beaucoup à la politique de son pays, le Canada.

Quant aux procédures de la Specque, c’est aussi un incontournable. Selon le roumain George-Mihael Manea, «le règlement est plus stricte que celui du Parlement européen de la jeunesse, auquel j’ai déjà participé». Et ce sérieux est garant d’un bon apprentissage, ce qui nécessite quand même une bonne préparation. Sans oublier d’appliquer le trio gagnant «se lever tôt, se coucher tard et travailler fort», précise Moussa Mohsenzadeh. Mais Julia Angelov estime que trop de règles strictes, surtout en plénière, bloquent l’envie de parler. Un peu plus de souplesse et d’humour seraient appréciés.

Demain, la Specque élira les prochains CA et CE pour l’édition de 2009, qui se déroulera en Allemagne, où d’autres nouveaux vivront leurs premiers émois specquois.