Les oppositions partent en volutes de fumée

Les oppositions partent en volutes de fumée

Texte publié dans le journal de la Simulation du Parlement européen Canada – Québec – Europe (SPECQUE), PerSPECQUEtives, volume 11, 29 août 2008, page 1

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Les oppositions partent en volutes de fumée

Hier, tôt dans la matinée, les discussions en plénière avaient donné le ton: le rapport McGuinness allait encore subir des modifications. Et grâce à la politique de couloir et l’effort de certains, un amendement majeur passera aux votes ce matin.

Tous l’ont signé. Chefs de parti, le Rapporteur bien malgré lui et une trentaine d’eurodéputés. L’amendement proposé vise à éliminer les sanctions qui prélevaient jusqu’à 45% du salaire brut. À la place, plusieurs échelons de pénalités seront instaurés: amende, amende plus sévère et peine de travail communautaire. Mais pour y arriver, il a fallu user de tact et de persévérance. Rappel des faits.

«Vous avez laissé encore une fois le diable gagner une bataille», déclara en début de journée l’eurodéputé Martin McGuinness, vêtu de son kilt écossais. Mais les autres parlementaires n’ont pas tardé à répliquer. «Nous refusons le reproche du pacte du diable et nous le comprenons comme une insulte», lui a rétorqué la rapporteur fictive de la Démocratie chrétienne, Dorit Kastens. Du même parti, Véronique Martel a vu avec soulagement cette «dérive dictatoriale» partir. Surtout qu’elle tenait mordicus à modifier l’amendement sur les sanctions financières. Avec l’aide de tout son parti, certains autres députés ont rallié leur cause.

De plus, l’équipe de la Commission sur le tabac s’est réunie en soirée dans un luxueux salon privé de l’hôtel pour revoir de fond en comble le Rapport et clarifier certains points, avec les conseils et suggestions de la Commissaire Barakat. Plusieurs de ces amendements seront proposés aujourd’hui.

Tout d’abord, comme l’a rappelé José Villoslada Fumero en plénière, il faut légaliser le texte en changeant le mot «harmoniser» par «établir une base minimale de normes que ces lois devront respecter». Ensuite, en ce qui concenre les responsabilités, il est proposé que le fardeau de la preuve soit celui de l’État. Enfin, des précisions dans les définitions et des déplacements de passages permettront de rendre le tout cohérent.