La magie au service de la science

La magie au service de la science

Article écrit pour le cours Atelier de presse écrite 1, du Certificat en journalisme à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, à l’été 2008.

Nouvelles
La magie au service de la science

Un tour de magie pour susciter la curiosité des jeunes envers la science. Voilà ce qu’a proposé le prestidigitateur Daniel Coutu, hier, lors de son spectacle au Festival Eurêka ! dans le Vieux-Port de Montréal.

Le jeune magicien de 22 ans croit au pouvoir d’attraction de la magie comme outil éducatif. Il a d’ailleurs bâti ses numéros en incluant des phénomènes scientifiques tirés du programme Sciences et technologie du ministère de l’Éducation. «La magie a pour rôle d’aller capter l’attention des enfants et de les émerveiller, dit-il. Ainsi, il devient facile de leur transmettre des connaissances. Pour eux, ils n’apprennent pas, ils s’amusent».

La quarantaine d’enfants présents hier ont ainsi pu se divertir devant un tour de magie avec des foulards de couleur, et découvrir en même temps comment se créent les arcs-en-ciel. La gravité, les vibrations sonores et la réflexion sont aussi au menu du spectacle de M. Coutu, «Science ou Magie?»

Ce mordu des sciences, qui a commencé les tours à l’âge de 12 ans, a d’ailleurs toujours été fasciné par l’émerveillement. «Naturellement, les êtres humains se sont arrêtés devant les éclipses de soleil, les volcans et ils se sont émerveillés. Puis ils ont voulu comprendre, explique-t-il. Avec la magie, c’est le même principe. Sauf qu’on ne donne pas l’explication.»

Le magicien a une énergie débordante sur scène. Et en trois ans, il a donné plus de 300 représentations auprès d’écoliers du primaire, dans huit provinces canadiennes.

La magie n’est qu’une des activités offertes dans le cadre du Festival Eurêka! Chimie, mathématiques, robotique et aérospatiale satisferont, entre autres, la curiosité de tous les visiteurs.

L’événement se veut un lieu de vulgarisation permettant de rapprocher ceux qui travaillent dans le domaine scientifique et le grand public, rappelle Mathieu Latour. Pour cet agent de développement à la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ), «l’objectif est de faire de Montréal une métropole du savoir, une vitrine de ce qui se fait ici en science».

Le festival est majoritairement subventionné par le gouvernement provincial. Les organisateurs visent d’ici quelques années la participation exclusive des entreprises privées, tant pour la programmation que pour le financement. «Les compagnies pourraient ainsi faire valoir leur science à des clients à travers le monde», croit M. Latour.

Plus de 40 000 personnes ont assisté, en 2007, à la première édition. Le Festival Eurâka! est né d’un projet du comité Montréal, ville apprenante, de savoir et d’innovation de la CRÉ. Le Complexe des sciences de Montréal a quant à lui aidé à la réalisation.

Cette année, plus d’une centaine d’activités interactives sont proposées par le milieu scientifique, les entreprises privées, les universités et les institutions publiques. Aujourd’hui, à 14h, l’astronaute québécoise Julie Payette parlera de sa passion pour son métier.