Se mettre au vert

Se mettre au vert

Article  écrit pour le cours Atelier de presse écrite 2, du Certificat en journalisme à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, à l’automne 2008.

Texte incitatif
Se mettre au vert

En ces temps de bonnes résolutions et de préoccupations environnementales, j’ai décidé de me mettre au vert. Pas celui dont se peinturent les compagnies. Mais le vert qui me mènera, en ermite, loin de la pression qui repose sur les «consom’acteurs», ces Atlas de l’ère écolo.

Chaque geste compte pour ces citoyens, nommés ainsi par la cofondatrice d’Équiterre, Laure Waridel. À vélo huit mois par année, ils mangent bio, s’habillent équitable, discutent éthique et magasinent local. Ils portent la bonne parole écosociale aux quatre vents, pour le bien des éoliennes. Surtout, ils agissent là où les gouvernements et les industries en font si peu.

Alors, je débarque du train… électrique. Fini, le lavabo fermé pendant que je me brosse les dents, alors que Montréal laisse couler 40% de son eau potable hors de ses tuyaux vétustes. Oublié, le tri recyclage – compost – autres, quand seulement 8% des déchets organiques et 28% des matières recyclables sont traités. Au garage, le vélo, vu qu’on a noté en 2007 une augmentation de 100 000 véhicules motorisés au Québec.

L’effort doit être partagé. Par les industries, qui représentent le 2e secteur le plus important en ce qui a trait aux émissions de gaz à effet de serre. Par le gouvernement qui, avec ses mesures incitatives et restrictives, devrait nous encourager à adopter une attitude responsable.

Je pars donc me recycler.