Apico: bière qui bonimente ne mousse pas des masses

Apico: bière qui bonimente ne mousse pas des masses

Texte publié dans le journal étudiant de l’Université de Montréal, Quartier Libre, volume 17, numéro 8, 2 décembre 2009, page 21.

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Apico: bière qui bonimente ne mousse pas des masses

Dans votre boutique du terroir de la rue Saint-Hubert, votre œil de boit-sans-soif s’arrêtera, interloqué, sur cette bouteille filiforme. Du vinaigre balsamique?

En scrutant les couleurs d’ébène et de bouton d’or du contenant, votre langue baveuse s’imaginera une abeille butinant des fleurs. De l’hydromel?

N’en pouvant plus, vous chercherez à ouvrir la fiole et vous serez bien embêté devant ce bouchon de liège. Du vin cuit?

Le goulot à découvert, vous humerez ce nectar intrigant. Ça sentira le fond de tonne émanant d’un pilier de bar, fier de ses origines normandes. Du calvados?

Fébrile, vous verserez ce singulier liquide. Tiens, pas de col dans la chope!

Au fond de votre gosier, le dernier effet qui détonnera: 16,3% d’alcool. Inquiet, vous lirez sur l’étiquette: Apico.

Cette «bière de prestige» au miel, de la microbrasserie sherbrookoise Boquébière, aura de quoi vous surprendre. Son prix aussi: 25 dollars plus les taxes pour une bouteille de 375 ml. Mais une gorgée à un dollar qui rassemble à la fois une bière, un apéritif et un spiritueux, ça n’a pas de prix!