Un tramway nommé désir

Un tramway nommé désir

Texte publié dans le journal local Les Actualités Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, édition du 31 mars 2010, page 7.

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Un tramway nommé désir

Il y a plus de 50 ans, les tramways disparaissaient de Montréal. D’ici 7 ans, les Montréalais pourront de nouveau utiliser ce mode de transport, revenu à la mode. La première ligne passera dans le centre-ville et sur le chemin de la Côte-des-Neiges. Et si le circuit se poursuivait dans le secteur de Namur-Jean-Talon?

L’implantation d’un tramway au centre de la ville est le premier chantier du plan de transport de Montréal, adopté en 2008. L’année dernière, le maire Gérald Tremblay a annoncé le tracé. Le circuit passera dans le centre-ville, sur le boulevard René-Lévesque et la rue de la Commune. Il empruntera aussi le chemin de la Côte-des-Neiges, jusqu’à la rue Jean-Talon Ouest, pour un total de 12,5 km.

«Nous avons choisi ce parcours, car il y a un bassin de population important qui se dirige vers le centre-ville, un pôle d’emploi important», explique Manon Barbe, responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Sur les plans de la Ville, un circuit en pointillé se poursuit sur la rue Jean-Talon Ouest, jusqu’au métro Namur. La ligne de tramway ira-t-elle jusqu’à ce secteur, comme le souhaite l’arrondissement de CDN-NDG? «C’est une possibilité», répond Manon Barbe. «On sait qu’il y a un fort potentiel de développement là-bas. Mais cette section ne sera pas incluse à la 1re ligne, qui devrait être finalisée en 2017.»

Près de 50 000 déplacements se font quotidiennement sur ce circuit. «Notre objectif consiste à diminuer le nombre d’autos avec un seul passager vers le tramway et soulager le réseau déjà achalandé dans le métro et les autobus.»

Écologique, le tramway l’est. Il peut contenir autant de passagers que trois autobus et 150 voitures. De plus, il fonctionne à l’électricité. Bien intégré au paysage urbain, le tramway est un moyen de locomotion silencieux. Il offrira aussi aux utilisateurs un plancher bas facilitant l’accès aux handicapés et des panneaux d’informations aux stations préciseront le temps d’attente.

Actuellement, la Ville a investi 3,5 millions de dollars pour que le consortium Génivar-Systra étudie la faisabilité du projet. «On veut déterminer les détails du circuit», dit Manon Barbe. «Où vont passer les rames? comment seront réaménagés les trottoirs, les quais ainsi que les différents garages?» D’ici la fin de l’année, la compagnie remettra son rapport.